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3 “L'età dell'autogestione” e il socialismo

3.5. La Deuxième Gauche.

3.5.2. Il Congresso socialista di Metz (1979) e il “recentrage”

Le elezioni legislative del 1978, segnate dalla rottura dell'Union fra PS e PCF, oltre a registrare nuovamente la sconfitta delle sinistre, produce tuttavia un relativo successo per la nuova strategia di Mitterrand: il «tenir bon», in riferimento ai comunisti.

«L'Union de la gauche était la valeur fondatrice d'Epinay, qui garantissait aux yeux de nombreaux socialistes l'ancrage à gauche du parti. De toute manière, le mode de scrutin majoritaire et l'état des forces politiques interdisaient au PS de gagner les élections sans le report des voix de l'électorat communiste. Mais le PS avait lui aussi beaucoup à perdre dans la lutte ouverte qui s'annonçait s'il paraissait céder aux exigences communistes. [..] François Mitterrand fit alors un nouveau pari: tenir seul la ligne et le langage de l'Union, et contraindre le PC à y revenir par la continuité du discours socialiste et l'arbitrage de l'électorat de gauche en faveur du Parti Socialiste. Il pensait que la stratégie d'union, pourtant moribonde, pouvait encore, par son énergie acquise, par la poursuite, certes ralentie, de son mouvement, permettre une victoire électorale des socialistes»392.

I voti socialisti superano quelli comunisti: i 6,4 milioni di voti raccolti al primo turno dal PS valgono il 22,81%, a fronte dei 5,8 milioni del PCF (20,61%). Ai due principali partiti della maggioranza del primo ministro Raymond Barre vanno i 6 milioni di voti dell'Union pour la Démocratie Française (coalizione di centristi che esprime il presidente della Repubblica, Valéry Giscard d'Estaing) pari al 21,37% e i 6,3 milioni di voti dei gollisti del Rassemblement pour la République (22,52%): anche se la maggioranza uscente otterrà il 51% dei voti al secondo turno e la maggioranza dei seggi dell'Assemblée Nationale (154 RPR e 123 UDF), per la prima volta dal 1945 i socialisti (113 seggi) possono dirsi il primo partito di Francia in termini di voti.

Le ambizioni di vittoria, tuttavia, sono fortemente ridimensionate: il congresso del 1979, convocato a Metz, diventa l'occasione per una resa dei conti definitiva circa la linea politica e un consesso che prefigura, a detta di

391 Changer la vie, parole di Herbert Pagani, musica di Mikis Théodorakis.

Bergounioux e Grunberg, una latente ma autentica “primaire présidentielle” fra Mitterrand e Rocard. Già questo è un primo elemento della disamina della vicenda storica, oltre che una delle ragioni della sconfitta, culturale e politica, di Michel Rocard e della “deuxième gauche”:

«Le Parti Socialiste était devenu pleinement un parti présidentiel. Implicitement, il acceptait plus que jamais le caractère incontournable et déterminant de l'élection présidentielle dans le système politique français. Il désignait le candidat socialiste à cette élection et tranchait d'éventuelles compétitions. Il devenat donc avec le RPR [..] l'autre grand parti présidentiel»393.

Stante il racconto di Gilles Martinet, è Mitterrand a provocare un'uscita pubblica di ex membri della CIR in favore della prosecuzione della strategia di Epinay e della linea dei «tenir bon»: l'intento è quello di far svelare a Rocard le proprie intenzioni, appena accennate in un riferimento a Mitterrand fatto alla sera dei ballottaggi delle legislative del 1978 - «La gauche vient donc de manquer un nouveau rendez-vous aves l'histoire». Rocard è interessato ad un PS più conflittuale e partecipe dei movimenti sociali, meno disponibile agli accordi elettorali con i comunisti:

«Il [Michel Rocard] y revendiquait le droit à la différence pour le parti et appellait à faire l'inventaire des divergences avec le PC: l'analyse de l'ampleur et de la nature de la crise économique, qui devait, selon lui, conduire le PS à une politique de rigueur, la lutte contre l'inflation, le poids et la portée de l'indépendence nationale dans un monde ouvert et complexe, le refus du nationalisme et du corporatisme, la nécessité de l'ouverture sur l'Europe et le monde, la nature des pays de l'Est, la définition du modèle de développement et d'organisation sociale et aux préoccupations concernant la vie quotidienne. Sans remettre en cause le principe de l'union de la gauche, il proposait néanmoins d'en redéfinir les bases»394.

Il più aspro scontro ideale è con il CERES di Jean-Pierre Chevènement:

«L'existence en France d'une puissante gauche américaine a ainsi empêché le parti socialiste de jouer un rôle moteur qui lui revenait dans le développement de l'union [en répondant] au plan économique à l'insertion toujours plus accentuée de la France dans le marché mondial et en visant au plan politique, à l'avènement

393 Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, L'Union de la Gauche et l'ère Mitterrand, in Jean-Jacques Becker e Gilles Candar, Histoire des gauches en France, op. cit., p. 284.

394 Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, Les socialistes français et le pouvoir, op. cit., p. 276, riferendosi a Michel Rocard, Parler vrai, op. cit., p. 117, laddove l'ex segretario del PSU tiene un discorso pubblico a Joinville-le-Pont, 12 ottobre 1978.

d'une troisième force»395.

Il contrasto fra le mozioni congressuali è fortissimo. Dopo mesi di votazioni nei congressi federali, il 6 aprile, a Metz, si presentano i seguenti risultati: la mozione di François Mitterrand è in testa con la maggioranza relativa dei mandati, il 40,1%. Il risultato del primo segretario è uno scacco per Pierre Mauroy e Michel Rocard, che avevano svolto una campagna congressuale all'insegna della collaborazione, con lo scopo di eleggere segretario il sindaco di Lille e facilitare a Rocard l'eventuale corsa all'Eliseo. La mozione di Rocard conseguirà il 20,4%, quella di Mauroy il 13,6%. Gaston Defferre, pure più vicino a Mauroy, presenta nella federazione di Marsiglia una propria mozione, i cui delegati, pari al 7,7% dei mandati, dichiarano fin da subito il sostegno a Mitterrand. Il ruolo di ago della bilancia è nei mandati ottenuti dalla mozione del CERES, pari al 14,4%, che consegnano la vittoria congressuale al primo segretario, sempre più certo dell'investitura per la corsa presidenziale del 1981.

La concezione rocardiana delle “due sinistre” riguarda una diversa visione del potere, dei suoi luoghi e della sua pratica. Secondo Bergounioux e Grunberg, è una vera e propria rottura con la cultura politica che Mitterrand aveva preso in carico a Epinay nel 1971.

«Les lieux du pouvoir étant divers et les centres de décision multiples, la “rupture” ne pouvait pas se concevoir au singulier mais au pluriel; il fallait parler de ruptures avec leurs rythmes propres et accepter la complexité de la société, qui était celle de la vie même. Les réformes de structure ne pouvaient se suffire à elles-mêmes, dans la mesure où la propriété comptait moins que le pouvoir d'affectation des moyens de production. [..] Reconnaître la fonction de régulation de marché n'était pas contradictoire avec la volonté politique de planifier l'avenir et de réduire les inégalités. La réforme socialiste demandait que fussent comprises les nécessités du temps et de la confiance, la part de volontarisme qu'appellait une réforme exigeant un consensus plus large que ne l'exigeait une politique simplement conservatrice»396.

Il pomeriggio del 6 aprile, l'intervento di François Mitterrand a Metz riprende la distinzione rocardiana e si propone, in continuità con la “linea di Epinay”, di costruire una sintesi capace di comprendere al suo interno tutte le culture del socialismo, ragion d'essere dello stesso PS.

«J’avais été très frappé et très intéressé par l’intervention de Michel Rocard à 395 «Le Poing et la Rose», n. 79, febbraio 1979, p. 26.

Nantes, il y a un peu moins de deux ans, sur les deux cultures. [..] Michel Rocard avait raison, allant à l’essentiel. Le problème qui nous est posé aujourd’hui au sein du Parti Socialiste est bien celui-là: comment allier les deux cultures, les deux histoires principales du Socialisme depuis qu’il est né? [..] Va-t-on choisir entre le Socialisme hérité de Marx et le Socialisme que j’appellerai, à la façon de Jaurès, mutualiste, mutuelliste, le Socialisme de Proudhon ? Va-t-il falloir choisir entre l’individu et l’organisation sociale ? Va-t-il falloir, alors qu’il y a naturellement dialectique constante entre l’organisation sociale et l’individu, que les Socialistes se réfèrent à l’une des deux cultures contre l’autre ? Y a-t-il d’un côté des étatistes et de l’autre des libertaires? [..] S’il y a deux cultures, l’effort du Parti Socialiste, réuni en Congrès, son devoir fondamental, c’est de les rassembler! [..] Quiconque vous invitera à choisir l’une contre l’autre se trompe. On dit : François Mitterrand n’a pas choisi. Mais je ne vaux pas choisir! La synthèse? Abandonnez cette discussion d’épiciers ou de juristes! Ne mentez pas sur les cultures et sur l’histoire. Faites une synthèse sans exclusive et dans la clarté, en dominant les histoires et les cultures, pour n’en fonder qu’une seule, celle pour laquelle, camarades, vous vous êtes mobilisés en adhérant au Parti Socialiste!»

Pochi minuti dopo, Michel Rocard prende la parola dalla tribuna. Il discorso prende le mosse dall'analisi del momento storico, anche alla luce della sconfitta alle elezioni legislative del 1978. Le conseguenze economiche – inflazione – e sociali – tasso di disoccupazione – della seconda crisi petrolifera cominciano a farsi sentire sul Paese.

Il genocidio in Cambogia, l'incertezza dello scenario del Vicino Oriente, la sempre più instabile situazione istituzionale dell'Iran rendono continua, nell'intervento dell'ex segretario del PSU, l'uso del termine “crisi”. Crisi dello Stato, crisi della cooperazione internazionale, crisi dei rapporti economici e sociali. A fronte di tale contesto, torna con forza il riferimento all'autogestione come possibilità di scelta libera da parte delle collettività locali.

«Que voulons-nous dire d’autre, mes camarades, quand nous parlons d’autogestion ? Que l’entreprise ne soit plus seulement une société de capitaux, mais une communauté d’individus aux droits collectifs reconnus, que chaque équipement public soit une unité de gestion ouverte à l’influence de ses utilisateurs, que le quartier de la grande ville assume aussi des fonctions dans l’ordre de la garantie sociale, que la région soit effectivement chargée à travers la responsabilité des infrastructures de la recherche et des financements, d’assurer l’impulsion du développement économique régional. [..] L'enjeu pour le socialisme est clair [..], il vise à lever les ambiguités théoriques sur lequelles a toujours vécu le socialisme français: discours de liberté et dictature du

prolétariat, réduite aujourd'hui au role exclusif de l'Etat, distance entre le programme maximum et le programme minimum, exigence de démocratie, mais maintien du centralisme de l'Etat. Il vise à établir le temps comme variable centrale de l'action politique. Il vise l'établissement d'une liaison étroite entre la pratique politique et la pratique sociale. Il vise la reconnaissance de la société civile comme un champ spécifique de l'action politique, distinct par l'Etat. Il tend à définir le militant comme créateur de pratique sociale et non comme un simple soldat propagandiste d'une armée en campagne – électorale – permanente. Il vise, en bref, à redonner au Parti Socialiste une identité forte et cohérente en plein accord avec ses sources historiques les plus anciennes»397.

Jean-Pierre Chevènement interviene con un attacco frontale a Rocard: costruisce un doppione sarcastico del discorso rocardiano di Nantes, proprio per denigrare quella che chiama la “gauche américaine”:

«Peut-être, après tout, y a-t-il deux cultures dans le Parti, mais pas celles que disait Michel Rocard. Il y a effectivement la culture Socialiste qui intègre l'apport de Marx sans s'y réduire et qui s'appuie sur la conscience, sur l'organisation des masses, et l'autre dont moi je croie qu'elle prend appui sur les thèmes à la mode, qu'elle manifeste une sensibilité excessive à l'idéologie dominante. Il y a une gauche excessivement sensible à tous les thèmes généralement venus des Etats- Unis - et tout ce qui vient des Etats-Unis n'est pas forcément mauvais - mais qui privilégient le changement individuel, qui est nécessaire, par rapport à l'effort collectif, par rapport à l'organisation de masse, par rapport à l'action politique pour changer la vie».

La sconfitta di Michel Rocard non è l'unico elemento a far tramontare la possibilità che la “deuxième gauche” possa ottenere la guida del primo partito di Francia. In contemporanea rispetto alla rottura dell'Union de la Gauche (settembre 1977), la CFDT consuma un passaggio radicale di cui Edmond Maire è protagonista. Nella riunione del Conseil National della CFDT del 26-28 gennaio 1978, Jacques Moreau presenta un rapporto sulla fase politica e sulla possibilità di modificare i contenuti centrali dell'azione rivendicativa. La sempre più ardua vittoria elettorale delle sinistre e la crisi economica prodotta dal secondo choc petrolifero398, per Moreau, costringono il sindacato a concepire un quadro di

richieste più credibili. Lo scopo è quello di superare l'autogestione come cornice

397 Discours de Michel Rocard au congrès de Metz, 6 avril 1979, in Michel Rocard, A l'épreuve des faits. Textes politiques 1979-1985, Seuil, Parigi 1986.

398 «Dans les Pays de l'OCDE, entre 1960 et 1973, la croissance du PIB est de 5%, l'inflation de 3,9%, le taux de chomeurs par rapport à la population active de 2,9% et le barile de pétrole coute 2$. entre 1974 et 1979, ces chiffres atteignent respectivemetn 2,7% pour la croissance, 12,2% pour l'inflation, 4,9% pour le chomage et 16$ por le baril de pétrole»: Hervé Hamon, Patrick Rotman, La deuxième gauche, op. cit., p. 313.

assoluta in cui incardinare tutte le vertenze della CFDT:

«Pour le rapporteur, il s'agit plus d'un réajustement de la stratégie de la CFDT compte tenu des traits de la période et du contexte économique que d'une révision radicale des orientations du passé»399.

Il relatore vede la propria proposta modificata da un emendamento che stronca la possibile autocritica dell'organizzazione in merito all'unità d'azione stabilita con la CGT, ma molti elementi vengono mantenuti nella risoluzione finale. Uno di questi è il ruolo della negoziazione, visto come strumento per «obtenir des résultats, même partiels». Negoziati e contratti, nella riflessione che emerge gradualmente nell'ex sindacato confessionale, sono gli strumenti preferenziali di un sistema incardinato sull'autogestione. Allo scopo di affermare con decisione la nuova strategia, a 48 ore dalla proclamazione dei risultati elettorali delle legislative 1978, Edmond Maire chiede un incontro al capo dello Stato e al primo ministro per sottoporre i dossier che stanno più a cuore al sindacato: salario minimo, durata del lavoro, democrazia nelle imprese. L'accoglienza delle istanze della CFDT è molto fredda da parte dei vertici istituzionali espressi dalla maggioranza appena confermata, ma il metodo adoperato è un utile battistrada per confrontarsi con le organizzazioni padronali:

«Le pouvoir giscardien, s'il se réjouit fort de la métamorphose des cédétistes [..] n'a ni la volonté ni le moyens de modifier sensiblement les rapports sociaux»400.

Il cambio di rotta imposto da Edmond Maire non è svolto solo in connessione alla crisi sociale ed economica: il timore del segretario del secondo sindacato francese è che il riferimento pienamente politico al socialismo autogestionario possa allontanare i militanti sindacali dalle concrete e necessarie vertenze in campo, dalle limitate ma possibili vittorie conseguibili attraverso una concertazione con i poteri politici ed imprenditoriali. L'attesa quasi “messianica” della vittoria elettorale delle sinistre come concreta espressione del cambiamento, pur rotta dalla sconfitta di marzo 1978, è ancora un elemento caratterizzante di quella parte della base che ha fatto ingresso nella CFDT dopo il 1968. Il nuovo corso non è una risposta tattica alla sconfitta elettorale, dunque:

«S'il est nécessaire de parler de “recentrage”, n'est-ce pas parce que l'action syndicale s'est éloignée des préoccupations centrales des travailleurs? Et s'il est besoin de “resyndicaliser”, c'est bien qu'une “désyndicalisation” est en train de

399 Guy Groux, René Mouriaux, La CFDT, op. cit., p. 206.

sévir»401.

Il congresso del sindacato, che si tiene a Brest l'8-12 maggio 1979, è il cuore del processo di “resyndicalisation” o “recentrage” della CFDT. Il rapporto generale presentato da Edmond Maire «insiste sur la volonté de la CFDT de redonner sa place à la négociation [..]. Il faut de plus contribuer à l'amélioration du système contractuel. Le rapport souligne qu'en dépit de la crise et de l'état des rapports de forces, il est possible d'infléchir les choix du patronat et des pouvoirs publics par des propositions syndicales diverses fondées sur une pratique revendicative réaliste»402.

L'autogestione, il socialismo democratico e la pianificazione restano la prospettiva di riferimento del sindacato, che tuttavia preferisce ampliare le sue proposte in merito a un “nouveau type de développement”, fondato sulla soddisfazione dei bisogni individuali e collettivi, una migliore qualità del lavoro, l'innovazione tecnologica e il riconoscimento dal Plan di uno sviluppo su scala locale.

A partire dalla fine degli anni Settanta, la CFDT ha il coraggio di affrontare con cura i due elementi che caratterizzeranno il mercato del lavoro mondiale a partire dagli anni Ottanta: la rivoluzione informatica e la precarietà.

«La révolution électronique interpelle sauvagement le syndicalisme. Il assiste à une forte déstabilisation des catégories professionelles, est une “extension sociale” vers le haut. Les “nouveaux salariés” des secteurs concernés n'ont ni la même origine, ni la même culture que la matrice ouvrière dont le milieu syndical est traditionellement issu. Partout, l'arrivée de l'ordinateur entraîne deux conséquences: compression des personnels et fluctuation des qualifications»403.

Le risoluzioni proposte da Edmond Maire sono approvate con grande difficoltà dalla suprema istanza nazionale della CFDT: il rapporto di attività del segretario è approvato con il 56,7% dei mandati, mentre la risoluzione finale del congresso è votata dal 63,44% dei delegati. Sono le votazioni più difficili mai affrontate dai vertici della CFTC/CFDT.

Alla fine del 1979, in seguito all'invasione sovietica dell'Afghanistan, inizia il definitivo allontanamento della ex organizzazione dei lavoratori cattolici dalla CGT: il congresso di Grenoble, tenutosi nell'estate del 1980, segna il riavvicinamento del primo sindacato di Francia al PCF, in pieno apporto all'Unione Sovietica, dopo il limitato e timido tentativo del segretario comunista Georges Marchais d'impegnarsi sulla via “eurocomunista” insieme al PCI di

401 Ibidem, p. 311.

402 Guy Groux, René Mouriaux, La CFDT, op. cit., p. 207.

Enrico Berlinguer e al PCE di Santiago Carrillo. La fine dell'unità d'azione del sindacato segna la morte di un percorso sociale divenuto un riferimento per la sinistra politica e cominciato nel 1966 con il Eugène Descamps.

La sottoscrizione del primo accordo fra CFDT e patronato in favore delle discussioni contrattuali decentralizzate e della riduzione del tempo di lavoro, il 17 luglio 1981, rende il sindacato di Edmond Maire il polo d'attrazione di un sindacalismo dal carattere riformatore e dalla pratica fortemente contrattuale. Dopo la sconfitta di Rocard a Metz, le pratiche e i contenuti della “deuxième

gauche” avranno rilevanza maggioritaria solo in questa sede come riproverà

l'episodio del 31 gennaio 1983: uscito da un incontro con il capo dello Stato, Edmond Maire annuncerà alla stampa il suo interesse a discutere di “rigueur”, ben distinta dalla “austérité” con cui i media definiranno la seconda fase della prima legislatura socialista della Quinta Repubblica.

3.6. Au Pouvoir.

«Cette victoire est d'abord celle des forces de la jeunesse, des forces du travail, des forces de la création, des forces du renouveau qui se sont rassemblées dans un grand élan national pour l'emploi, la paix, la liberté, thèmes qui furent ceux de ma campagne présidentielle et qui demeureront ceux de mon septennat. Elle est aussi celle de ces femmes, de ces hommes, humbles militants pénétrés d'idéal, qui, dans chaque commune de France, dans chaque ville, chaque village, toute leur vie, ont espéré ce jour où leur pays viendrait enfin à leur rencontre».

Château-Chinon, 10 maggio 1981. Mentre a Parigi i primi caroselli di auto e militanti delle sinistre attraversano gli Champs-Elysées battuti dalla pioggia, François Mitterrand pronuncia la prima allocuzione pubblica da capo dello Stato.

Il primo segretario del PS ha battuto il presidente uscente Valéry Giscard d'Estaing con 15,7 milioni di suffragi, pari al 51,76% dei voti espressi. Il candidato dell'UDF ha ottenuto 14,6 milioni di voti, pari al 48,24%. La vittoria del 10