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3 “L'età dell'autogestione” e il socialismo

3.2. La costruzione della dinamica autogestionaria (1960-1974).

3.2.2. Maggio 1968 e l'influsso della “dinamica autogestionaria” sul movimento socialista.

Le elezioni presidenziali del dicembre 1965 costituiscono una scommessa vinta da François Mitterrand. Oggetto della sfiducia della maggioranza dei dirigenti politici della sinistra, uomo di un passato troppo oneroso per i movimenti sociali, l'autore del durissimo pamphlet «Le Coup d’État permanent» (1964), a differenza di Pierre Mendès France e Gaston Defferre, si era caratterizzato per l'intransigente opposizione al regime gollista tout court, visto come figlio della tradizione giacobina transitata attraverso il bonapartismo. Così si esprimeva nel 1964:

«J'appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement, il tend, parce qu'il ne dépend plus de lui de changer de cap. Je veux bien que cette dictature s’instaure en dépit de De Gaulle. Je veux bien, par complaisance, appeler ce dictateur d’un nom plus aimable : consul, podestat, roi sans couronne, sans chrême et sans ancêtres. Alors, elle m’apparaît plus redoutable encore. Peut-être, en effet, de Gaulle se croit-il assez fort pour échapper au processus qu’il a de son propre mouvement engagé. Peut-

être pense-t-il qu’il n’aura pas de dictature sans dictateur, puisqu’il se refuse à remplir cet office. Cette conception romantique d’une société politique à la merci de l’humeur d’un seul homme n’étonnera que ceux qui oublient que de Gaulle appartient plus au XIXe siècle qu’au XXe, qu’il s’inspire davantage des prestiges du passé que des promesses de l’avenir. Ses hymnes à la jeunesse, ses élégies planificatrices, ont le relent ranci des compliments de circonstance. Sa diplomatie se délecte à recomposer l’Europe de Westphalie. Ses audaces sociales ne vont pas au-delà de l’Essai sur l’extinction du paupérisme. Au rebours de ses homélies “sur le progrès”, les hiérarchies traditionnelles, à commencer par celle de l’argent, jouissent sous son règne d’aises que la marche accélérée du siècle leur interdisait normalement d’escompter»187.

Alla fine del 1965 Mitterrand non è soltanto il presidente della Fédération dei socialisti, radicali e repubblicani e, di conseguenza, il necessario interlocutore di chiunque, nella sinistra politica e sociale, intenda produrre una ricomposizione; non è più l'unico avversario di Charles De Gaulle capace di radunare un consenso tale da spingere le forze disperse della gauche ad un passo dall'Eliseo.

François Mitterrand ha letto lo sviluppo della storia, comprendendo appieno la nuova struttura di potere stabilita dal Generale – con l'inconsapevole beneplacito della SFIO di Guy Mollet – e l'ha usata in tutta la sua energia:

«S'attaquer au gaullisme sur le plan de ses actes ne suffit pas car plus qu'une politique le gaullisme est une mythologie»188.

La corretta lettura storia sarà dato qualificante del deputato della Nièvre per gli anni successivi, costituendo la base del suo riconoscimento e il fondamento delle sconfitte dei suoi concorrenti, primo fra tutti – rispetto alla vicenda che analizziamo – Michel Rocard. Questa è convinzione anche di Alain Bergounioux e Gérard Grunberg, i quali, contribuendo alla rassegna di saggi sulla storia delle sinistre francesi diretta da Jean-Jacques Becker e Gilles Candar, scrivono:

«Ayant compris à la fois le caractère central de l'élection présidentielle et la personnalisation du pouvoir résultant de cette révision constitutionelle, ainsi que les conséquences de celle-ci en matière se système politique – la logique majoritaire et la bipolarisation – François Mitterrand se positionne clairement comme l'adversaire personnel du général De Gaulle. [..] Pour lui, la conquete du pouvoir passe par l'unité des gauches et donc la réintégration des communistes dans le jeu politique national. L'échec de la tentative Defferre au printemps 1965 pour construire une alternative politique au gaullisme par l'union des centres lui 187 François Mitterrand, Le Coup d'Etat permanent, Plon, Parigi 1964, pp. 74-75.

lasse le champ libre»189.

Le elezioni legislative del 1967190 costituiscono una conferma del percorso

sancito con le presidenziali del 1965: la prospettiva della partecipazione alla FGDS rompe il PSU, che al congresso vede un confronto fra gli alfieri del “front

socialiste” (Rocard) e i più disposti all'ingresso nella Fédération (Martinet,

Poperen, Bérégovoy).

L'estensore del rapporto sull'Algeria è eletto segretario nazionale, sostituendo il più anziano Edouard Dupreux con una linea politica dedita ad una via autonoma all'unità «entre les forces représentatvies des travailleurs et non sur l'entente des républicains et des démocrates»191. La traccia di Rocard non esclude l'alleanza con i comunisti, ma individua alcuni specifici termini del confronto: programma comune, superamento del carattere autoritario del socialismo da parte del PCF, «constrution dans la lutte, à tous les niveaux, d'une alliance des “forces populaires” privilégiant les syndicats; priorité aux revendications de gestion ou de contrôle».

«Cette approche recoupe celle de la gauche de la CFTC, dont plusieurs responsables ont adhéré au parti à sa fondation. La priorité donnée à la prise de responsabilité se retrouve sur d'autre terrains, où des militants PSU animent syndicats ou associations: l'Université, la pédagogie, le monde agricole, la commune, le quartier. Le terme d'autogestion est parfois, mais rarement utilisé pour désigner ces revendications. Certes, la rencontre socialiste de Grenoble en 1966 parle de “développer l'autogestion dans tous les secteurs” (immeubles collectifs, cantines, oeuvres sociales), celle de Saint-Brieuc de “décoloniser la province”, mais le PSU demeure prudent sur le terrain de la production. Ses propositions s'inscrivent toujours dans le cadre “moderniste” du début de la décennie: planification démocratique, renforcement du pouvoir syndical, démocratisation de l'entreprise. Mai 68 ouvre brutalement des perspectives nouvelles»192.

L'ex allievo dell'ENA porta alla direzione del partito gli uomini della sua

189 Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, L'Union de la Gauche et l'ère Mitterrand, in Jean-Jacques Becker, Gilles Candar (dir.), Histoire des gauches en France, op. cit., p. 276.

190 I gollisti (UNR, Républicains indépendants) ottengono il 37,75% dei suffragi al primo turno e il 50,21 al secondo (242 seggi); il PCF ottiene il 22,46 al primo turno e il 15,02 al secondo (73 seggi); la FGDS 18,79 al primo e 23,87 al secondo (121 seggi). Da segnalare il risultato del PSU: 2,26 al primo e 0,82 al secondo turno (4 seggi, frutto degli apparentamenti a sinistra). Scompaiono i moderati centristi.

191 Michel Rocard, Roland Cayrol, Le PSU et l'avenir socialiste de la France, Seuil, Parigi 1969, p. 25.

192 Frank Georgi, L'autre nom du PSU? Enjeux identitaires et stratégiques de l'autogestion (1960-1990), in Noëlline Castagnez, Laurent Jalabert, Marc Lazar, Gilles Morin, Jean-François Sirinelli, Le Parti Socialiste Unifié. Histoire et postérité: actes du colloque organisé les 8 et 9 novembre 2010 par le Centre d'histoire de Sciences Po avec le soutien de l'Institut universitaire de France, Presses Universitaire de Rennes, Rennes 2013, p. 241.

generazione, fra cui Robert Chapuis, già dirigente JEC e UNEF, che nel 1973-1974 lo sostituirà come segretario nazionale e gli sarà fidato compagno di viaggio per i vent'anni successivi, e Jacques Sauvageot, vicepresidente dell'UNEF durante la rivolta del 1968 e leader della stessa organizzazione nel 1969-1971: è il segnale, anagrafico e politico, della definitiva emancipazione dal mendesismo.

Il cambio generazionale porta Martinet, Poperen e Bérégovoy all'uscita dal PSU e al loro avvicinamento a Mitterrand (1967-1968) per il tramite della

Fédération.

Solo in un'occasione François Mitterrand ha una insufficiente capacità di proporre strumenti politici e strategie adeguati ad essere vincente: nel maggio del 1968.

Danielle Tartakowsky193, descrivendo la relazione fra la sinistra politica e «les

52 jours qui ébranlèrent la France», ha parlato di “gauche à contretemps”.

Mentre, infatti, le minime dimensioni del PSU, l'organizzazione politica più disposta ad accettare il contributo delle “forces vives”, non consentono una propria egemonia sui movimenti sociali, questi ultimi sono oggetto di un'aspra dialettica fra CGT e CFDT, la quale «souscrit ainsi à la stratéie autogestionnaire demeurée jusqu'alors minoritaire en son sein»194; la Fédération si mostra come grande assente, a parte per la dichiarazione di Mitterrand (28 maggio 1968) rispetto alla sua disponibilità per una nuova candidatura, in caso di dimissioni di De Gaulle, e circa il sostegno ad un possibile esecutivo provvisorio capeggiato da Mendès France; il PCF, ostile alla composizione sociale e culturale della rivolta, per il tramite della CGT prova a inserire il maggio del 1968 in una dinamica favorevole all'idea di “programme commun”, trovando il secco rifiuto della CFDT:

«La CGT estime que le mouvement en cours est susceptible de peser en faveur de la ratification du programme commun de gouvernement réclamé par le PCF. Elle se prononce en faveur d'une table ronde entre partis de gauche et syndicats et tente, vainement, d'en favoriser la tenue. La CFDT considère que la grève ouvre les perspectives autogestionnaires auxquelles elle aspire, en amorçant, parfois, leur mise en oeuvre. Elle récuse le principe d'une table ronde partis-syndicats et lui préfère des contacts bilatéraux permettant d'observer comment les parti sauront comprendre l'enjeu que constitue, à ses yeux, le pouvoir étudiant et celui des travailleurs»195.

L'analisi è condivisa dallo storico Frank Georgi, che mette in contraddizione la

193 Danielle Tartakowski, Mai 68 ou la gauche à contretemps, in Jean-Jacques Becker, Gilles Candar (dir.), Histoire des gauches en France, op. cit., pp. 266-274.

194 Ibidem, p. 268. 195 Ibidem, p. 268.

visione e gli obiettivi dei comunisti e dei movimenti sociali:

«“Mai-Juin” aurait d’abord été un mouvement ouvrier d’une ampleur inégalée, dans la lignée de Juin 36, une grève revendicative classique, aboutissant à des acquis substantiels, notamment sur les salaires. Aller au-delà aurait exigé un passage de relais du social au politique, c’est-à-dire à une gauche unie. Les conditions objectives d’une révolution n’étant nullement remplies, les gesticulations gauchistes relevaient du théâtre d’ombres. À l’opposé, libertaires, situationnistes, conseillistes, certains courants trotskystes ou maoïstes voient dans l’explosion sociale et les pratiques de démocratie directe le véritable apport révolutionnaire de Mai. Des marxistes hétérodoxes célèbrent, à l’instar de Henri Lefebvre, un “mouvement presque pur”, expression de la “spontanéité politique”. [..] Ce débordement du social sur le terrain politique ouvrirait sur une perspective nouvelle, celle de l’autogestion»196.

Il senso della contestazione del 1968, rivolto ai dieci anni di potere gollista e, più in generale, alla percezione di un contesto d'immobilismo politico e sociale, non può essere rappresentato solo dalla parola “autogestione”. Malgrado l'importanza che assumerà nel corso degli anni Settanta attraverso il circuito pubblico che poniamo in analisi, essa convive con molteplici slogan resocontati con dovizia dalla cronaca dei fatti fornita, in particolare, dai dirigenti del sindacato studentesco197: “soviet”, “conseils”, “gestion ouvrière”. Il termine

“autogestione”, peraltro, assume anche una diversa rappresentazione a seconda dell'uso fatto, in particolare, dai movimenti studenteschi e dai lavoratori.

Per gli studenti, c'è una dimensione di immaginario e di pratica concreta:

«Il permet de donner par le verbe une perspective globale à la contestation anti- autoritaire qui embrasse jusqu’à la vie quotidienne, de rejeter le “néocapitalisme” tout autant que le “socialisme d’État”. Il traduit aussi une réalité: l’émergence dans les facultés occupées de pouvoirs de fait, fondés sur la démocratie directe et la souveraineté des assemblées générales»198.

È da sottolineare, invece, la complessità della “pratica autogestionaria” per i lavoratori, mutuando una serie d'inchieste svolte da storici e sociologi, primo fra tutti Xavier Vigna199:

196 Frank Georgi, Jeux d'ombres. Mai, le mouvement social et l'autogestion (1968-2007), in «Vingtième Siècle. Revue d'histoire», 2008/2 n° 98, pp. 30-31.

197 Vedi Jacques Sauvageot, La Révolte étudiante : les animateurs parlent, Seuil, Parigi 1968. 198 Frank Georgi, Jeux d'ombres, art. cit., p. 31.

199 Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68 : essai d’histoire politique des usines, Presses universitaires de Rennes, Rennes 2007.

«Si “autogestion de la lutte” signifie déclenchement spontané et conduite du conflit à la base, contre des bureaucraties syndicales “débordées”, alors les grèves de Mai, dans leur grande majorité, ne sont pas autogérées. Bien que le rôle de jeunes ouvriers stimulés par l’exemple étudiant ne soit pas niable dans leur démarrage, et que la combativité de la base surprenne, les confédérations, sans jamais lancer de mot d’ordre de grève générale, travaillent immédiatement à développer le mouvement. En ce sens, Mai 68 apparaît bien moins “spontané” que Juin 36. Dans le Nord, les trois quarts des grèves ont été déclenchées à l’initiative de syndicalistes. Les comités de grève sont généralement des intersyndicales parfois élargies, mais cooptées et non révocables, sauf dans certaines entreprises de pointe où techniciens et ingénieurs tiennent une place importante»200.

Gli accordi di Grenelle dimostrano la natura “tradizionale” delle richieste sindacali, con la sola eccezione della CFDT, che al confronto con Georges Pompidou esprime anche una critica complessiva delle strutture di potere. Non sarebbe corretto, dunque, registrare una “dinamica autogestionaria” d'ampio respiro: le sperimentazioni che crescono durante la rivolta del 1968 sono ascrivibili, in modo particolare, all'area universitaria, come il Centre

universitaire expérimental de Vincennes, riconosciuto dal governo nel dicembre

1968 e che gode di uno speciale status che consente l'autogestione della programmazione didattica sino al 1980, quando viene integrato nell'Université

Paris VIII. Il Centre universitaire ha come docenti di riferimento i grandi nomi

del postmodernismo francese (Gilles Deleuze, Michel Foucault, Giorgio Agamben, Alain Badiou) e gode d'attenzione internazionale, attraverso gli interventi dell'artista Dario Fo. Il richiamo all'autogestione, tuttavia, ottiene un'attenzione crescente a seguito degli eventi di Maggio-Giugno 1968, grazie allo sforzo teorico della CFDT; la “dinamica autogestionaria” si sviluppa negli anni successivi alla contestazione, attraverso una trasformazione radicale delle pratiche di lotta e un più ampio radicamento del dissenso all'interno della Francia:

«L’image qui se dégage est celle d’une diffusion en profondeur de la conflictualité, à de petits établissements auparavant épargnés, à des régions conservatrices ou récemment industrialisées. Certaines grèves mettent en lumière des catégories jusqu’alors en retrait (OS, femmes, immigrés, salariés du tertiaire). Ce phénomène s’accompagne d’un durcissement des pratiques, qui s’exprime par le recours plus fréquent à l’illégalité: occupations, séquestrations, violences, sabotage. S’ils ne sont pas nouveaux et demeurent très minoritaires, ces modes d’action sont suffisamment fréquents pour faire réagir patronat et pouvoirs 200 Frank Georgi, Jeux d'ombres, art. cit., p. 31.

publics, mais aussi syndicats»201.

La CGT, infatti, reagisce a tali nuove pratiche di conflitto lanciando l'accusa di “gauchisme” all'intera CFDT e ai movimenti sociali, oltre che al PSU. Il 20 maggio 1968, infatti, Rocard aveva lanciato la parola d'ordine del “pouvoir

populaire”202: riconosciuta una fase politica adatta alla “transizione al

socialismo”, era necessario porre le principale attività produttive della nazione sotto il controllo congiunto dei lavoratori, dei tecnici e dei quadri dirigenti. Comitati popolari individuati a base locale avrebbero incaricato una nuova

Assemblée Nationale di dare al Paese un diverso ordine istituzionale ed

economico, in cui le forme tradizionali di gestione del potere sarebbero state modificate in direzione di un maggior decentramento. In un significativo editoriale per Tribune Socialiste203, organo ufficiale del PSU, Michel Rocard definisce l'autogestione come «le contrôle des décisions» assunto attraverso l'associazione degli utenti o dei produttori di un medesimo bene. Si tratta, a detta di Frank Georgi204, dell'allusione esplicita all'esperienza della Yugoslavia di Tito,

che a partire dagli anni Cinquanta è impegnata nella costruzione di un modello socialista alternativo a quello sovietivo. L'esperienza yugoslava sarà raccolta a livello teorico negli scritti di Edvard Kardelj205 e nelle pratiche messe in campo da

Ben Bella nel 1963 in Algeria.

L'autogestione, pertanto, è definibile come mito costituente per i movimenti di lotta dei primi anni Settanta e come mezzo di aggregazione della sinistra non comunista, che vive un duplice scacco elettorale fra il giugno 1968 e lo stesso mese del 1969: il generale De Gaulle, appellandosi alla “maggioranza silenziosa” dei francesi e alla necessità di “difendere la (sua) République”, torna all'Eliseo e scioglie l'Assemblea Nazionale. Le elezioni legislative costituiscono una vittoria senza precedenti per il Generale206 e porta alle dimissioni di François Mitterrand

201 Ibidem, p. 33.

202 Si tratta del «Projet de déclaration pour un gouvernement de transition vers le socialisme» scritto dalla dirigenza del PSU al 20 maggio 1968, confermato da Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière, op. cit. e Vladimir Claude Fisera, Le PSU face à son histoire. Le tournant de Mai 68, in René Mouriaux, 1968. Exploration du mai français, L'Harmattan, Parigi 1992.

203 Michel Rocard, Ce n'est qu'un début, in «Tribune socialiste», n. 374, 13 giugno 1968, pp. 1-2.

204 Frank Georgi, La France et la circulation internationale de l'utopie autogestionnaire, in Geneviève Dreyfus- Armand, Les Années 68, un monde en mouvement. Nouveaux regards sur une histoire plurielle (1962-1981), Syllepse, Parigi 2008, pp. 82-107.

205 In particolare: Socijalistička demokracija u jugoslovenskoj praksi [La democrazia socialista nella pratica jugoslava], Ljdzka pravica, Ljubljana 1954; O sistemu samoupravnog planiranja [Un sistema di pianificazione e autogestione], Komunist, Beograd 1976; Pravci razvoja političkog sistema socijalističkog samoupravljanja [Le direzioni di sviluppo del sistema di autogestione socialista], Komunist, Beograd 1977; rispetto alle edizioni in lingua italiana, è da segnalare Edvard Kardelj, Giuseppe Montanucci (eds.), Le vie della democrazia nella società socialista, Riuniti, Roma 1978.

206 Già al primo turno (23 giugno) le liste golliste e alleate superano il 58% dei suffragi e ai ballottaggi raccoglieranno 394 seggi, mentre i comunisti calano al 20% (34 seggi, 39 in meno del risultato 1967) e la FGDS al 16,5% (57 seggi, 64 in meno del risultato 1967). Il PSU ottiene uno dei risultati più elevati della sua storia (3,9%, più di 870 mila voti) ma è penalizzato dal sistema elettorale e non ottiene seggi fino all'autunno del 1969,

da presidente della FGDS, mentre le elezioni presidenziali dell'anno successivo207

rappresentano l'archiviazione dell'opzione politica e culturale rappresentata da Gaston Defferre e Pierre Mendès France, il quale aveva abbandonato l'iscrizione al PSU a seguito del percepito estremismo dell'organizzazione.

I risultati elettorali hanno due diversi sviluppi per la sinistra non comunista. La misera prestazione elettorale della SFIO, unita al disimpegno di Mitterrand, accelera il tentativo di rinnovamento del partito, che convoca nel luglio 1969 un congresso dal tono “rifondativo” a Issy-les-Moulineaux. Alain Savary sostituisce Guy Mollet alla testa dell'organizzazione, che prende il nome di

(nouveau) Parti Socialiste. Mitterrand, ancora convinto della possibilità di

prendere il potere, deve adattare la propria strategia alla luce della fine della

Fédération, della nascita del PS e della radicalizzazione delle lotte sociali seguite

al 1968:

«Les tentatives de fédération de la gauche républicaine sont vaines et il lui faut se situer clairement dans le courant socialiste afin de disposer d'un outil pour la prise du pouvoir. L'alliance avec le Parti Communiste doit devenir centrale dans sa stratégie et passe par la signature avec lui du programme commun réclamée par celui-ci»208.

Insieme a Pierre Mauroy, sindacalista, riferimento indiscusso della forte

fédération du Nord SFIO/PS, egli vede nel congresso convocato dal PS per il 1971

a Epinay-sur-Seine l'occasione risolutiva per conquistare la testa dell'unica organizzazione capace di contendere la primazia elettorale e politica della sinistra ai comunisti.

Michel Rocard, intanto, convinto dai rapporti di forza interni al mondo socialista scaturiti dalle elezioni presidenziali del 1969, prova a raccogliere sotto la sua egida presso il PSU le giovani “forces vives” sorte della contestazione: con i congressi di Djion (marzo 1969) e Lille (giugno 1971) l'organizzazione definisce una cornice ideale in cui includere il tema dell'autogestione. Nelle “diciassette tesi” poste come principi dal congresso di Djion, la sesta riguarda «la société

quando Michel Rocard batte a sorpresa l'ex primo ministro Maurice Couve de Murville nella 4a circoscrizione di Yvelines.

207 Le elezioni sono convocate per il giugno 1969 a causa delle dimissioni anticipate rassegnate da Charles De Gaulle a seguito della sconfitta nel referendum (aprile 1969) sulla proposta di modifica costituzionale relativo ad un nuovo assetto regionale e alla trasformazione del Senato. Al primo turno il candidato dei gollisti (l'ex primo ministro Georges Pompidou) raccoglie il 44,47% dei suffragi, a fronte della prestazione sorprendente del presidente del Senato, il centrista Alain Poher, che coglie il 23,31%. La candidatura comunista di Jacques Duclos conferma il risultato elettorale del PCF (21,27%) mentre il 5,01% di Gaston Defferre è bruciante per l'intera SFIO, ormai avviata a trasformarsi nel Nouveau Parti Socialiste. Il PSU, candidando il suo segretario Michel Rocard, consegue il 3,61% e più di 830 mila voti, secondo miglior risultato nella storia del partito dopo le legislative del 1968. Al ballottaggio, Pompidou sarà eletto all'Eliseo col 58,21% dei voti contro il 41,79% del