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Nel documento MINISTERO DELLA SALUTE (pagine 49-70)

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Lacan a donc construit quatre discours fondamentaux qui suffisent à rendre compte des différentes possibilités de gouvernement de la jouissance à partir du renoncement pulsionnel qui est au fondement de la structure. Et les symptômes, ne sont autres que les manifestations de la résistance du parlêtre à marcher au pas du discours. Quelque temps après avoir construit cette théorie du lien social, qui tient donc sur quatre discours, Lacan a défini un cinquième discours qu’il a appelé le discours capitaliste. Ce cinquième discours est ainsi censé rendre compte du type de lien social qui régit notre époque. Seulement voilà, ce discours capitaliste ne comporte pas en sa structure le renoncement pulsionnel freudien. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de renoncement à la jouissance à la base de ce discours.

Évidemment ceci posera la question de savoir si ce discours fait lien social puisqu’il ne comporte pas de point de renoncement à la jouissance. Point de renoncement qui est à la base de la structure du lien social. Examinons cette structure.

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Le propre des discours que Lacan établit pour rendre compte de la structure du lien social, c’est que les éléments qui fondent le rapport de l’humain au langage vont s’y articuler.

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Nous allons donc y retrouver :

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• S : Le sujet divisé et sa marque — c’est-à-dire le symptôme sur son versant signifiant ; • S1 : Le signifiant maître et donc la question de la loi ;

• S2 : Le savoir en tant qu’il est « moyen de jouissance » ; 187

• a : Le plus-de-jouir. Cette jouissance que le discours fait miroiter au sujet, mais qui lui échappe pourtant, car cet objet a est justement ce qui de la jouissance se constitue comme perte.

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Lorsque Lacan écrit les quatre discours (du maître, universitaire, hystérique et analytique), il les pose comme étant « ce par quoi tout ce qui est du lien social est supporté » . Autrement 188

dit, ces quatre discours composent ce que nous appelons le lien social, c’est-à-dire ce qui fait tenir les sujets ensemble, ou mieux, comme nous l’avons dit, ce qui fait tenir les « corps jouissants » ensemble. En effet, quel est le support du discours ? Lacan répond clairement : « Le support, c’est le corps » . 189

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Présentons donc sans plus attendre la structure fondamentale qui constitue le socle sur lequel les quatre discours vont venir s’articuler.

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LACAN. J., Le Séminaire, Livre XVII : Lʼenvers de la psychanalyse, op. cit., p. 57

187

J. Lacan, cité par Marie-Jean Sauret dans :

188

SAURET. M-J., Malaise dans le capitalisme, op. cit., p.120

LACAN. J., Le Séminaire, Livre XIX : Ou pire… (1971-1972), Paris, Seuil, 2011, p. 225

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Chaque discours est ainsi composé selon une même structure qui agence les places — de la vérité, de l’agent, de l’autre et de la production — et les relations entre ces places. Cette structure fait apparaître une barrière infranchissable — entre la production d’un discours et sa vérité appelée barrière de la jouissance (//). Cette barrière constitue l’impuissance du discours à ce que son produit rejoigne sa vérité. Nous voyons également que la relation de l’agent à l’autre est marquée de l’impossible — nous y reviendrons.

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Le premier constat que l’on peut faire est le suivant : de la vérité, on ne peut qu’en partir, aucune flèche ne peut y arriver. C’est en ce sens que nous pouvons dire que la vérité

porte la fonction de la cause. La vérité cause le discours, et d’ailleurs elle fait éventuellement

causer — c’est-à-dire parler — par la même occasion. Autrement dit, un discours « conditionne toute parole qui puisse s’y produire » . Et celui qui cause, parce que cette 190

vérité le fait causer, c’est l’agent. L’agent c’est celui qui tient les rênes du discours. C’est pourquoi les discours seront nommés en fonction de l’élément qui tient la place de l’agent : 191

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• Lorsque le Signifiant-maître (S1) vient en position d’agent, lorsque le maître, et donc la loi,

ordonne le discours, il s’agit du discours du maître.

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• Lorsque c’est le savoir (S2) qui occupe la première place, c’est le discours universitaire.

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LACAN. J., Le Séminaire, Livre XVII : Lʼenvers de la psychanalyse, op. cit., p. 216

190

LACAN. J., Le Séminaire, Livre XVII : Lʼenvers de la psychanalyse, op. cit., p. 47

191 agent autre production vérité impossible Impuissance

• Lorsque le sujet et la marque de sa division (S), le symptôme, vient en position d’agent, autrement dit, lorsque c’est le symptôme qui est mis au devant de la scène, c’est le discours hystérique.

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Enfin, lorsque c’est l’objet a, ce qui constitue « l’ effet de rejet du discours » dit Lacan, 192

qui vient en position d’agent, il s’agit du discours analytique.

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Donc chaque discours correspond à une des 4 possibilités d’agencement de la « chaîne ordonnée » S—>S193 1—>S2—>a sur la structure de base. Nous verrons juste après pourquoi

l’ordre des termes est bien précis.

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En partant de la vérité, il y aura donc :

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• pour le discours du maître : S—>S1—>S2—>a

• pour le discours universitaire : S1—>S2—>a—>S

• pour le discours hystérique : a—>S—> S1—>S2

• pour le discours analytique : S2—>a—>S—>S1

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Ceci avec, à chaque fois, la barrière de la jouissance entre le premier et le dernier terme, c’est- à-dire entre la vérité et le produit.

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Alors, pourquoi cette chaîne ordonnée S-S1-S2-a ?

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Ibid., p. 48 192

On peut se référer au travail effectué par Marie-Jean Sauret sur la question :

193

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