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COMMENT MESURER L’EFFICACITE DES INTERVENTIONS DE PAIX DE L’ONU DANS LES ETATS FAILLIS

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1 COMMENT MESURER L’EFFICACITE DES INTERVENTIONS DE

PAIX DE L’ONU DANS LES ETATS FAILLIS

INDEX

Introduction personnelle : mes motivations p. 5

Introduction générale au sujet de la thèse p. 12

Première Partie:

Le Conflit Belliqueux et les Etats faillis (“failed States”)

1.1 Le conflit belliqueux aujourd’hui p. 17 1.2 La théorie sur les causes des guerres intra-Etat p. 19 1.3 Toffolo : Un panoramique sur les Etats « faillis »

1.3.1 Un Concept de plus en plus important en évolution p. 23 1.3.2 Définition de « Etat Failli » p. 25 1.3.3 Données sur les « Etats faillis » p. 25 1.3.4 Les Implications internationales de la « faillite de l’Etat » :

visions et conséquences p. 26

1.3.5 Les « Etats faillis » et le conflit belliqueux p. 28 1.4 Critique du concept de » Etat failli » p. 30

1.5 Trouver des Solutions p. 31

1.6 Commentaire et suggestions p. 33

Notes p. 43

Bibliographie p. 44

Seconde Partie

Les Opérations de Paix de l’ONU.

2.1 Conflit et théorie de sa résolution

2.1.1 Sources Régionales de Conflit Contemporain p. 53

2.1.2 Le Rôle de l'Etat p. 55

2.1.3 Conflit et Théorie de sa Résolution p. 56

2.1.4 Le Modèle de Conflit de Galtung p. 56

2.2 Les opérations de l’ONU

2.2.1 L’organisation interne de l’ONU p. 65 2.2.2 Donnés statistiques sur les opérations de l’ONU p. 67 2.2.3 Des définitions

2.2.3.1Une Définition précise de Guerre Civile. p. 70 2.2.3.2 Opérations de paix de l’ONU p. 71

(2)

2

a) Peacemaking/Rétablissement p.71

b) Peacekeeping/Maintien de la paix p. 72 c) Peace Enforcement/Imposition de la paix p.72 d) Peacebuilding/Consolidation de la paix p. 72

2.2.3.4 Les Mandats de l’ONU p. 72

2.2.1. Faire la Guerre, Peacebuilding et l’ONU p. 75

2.2.2 Le Nouvel Interventionnisme p. 75

2.2.4 Les Générations des Opérations de Paix de l’ONU p. 77

2.2.4 Le Défi du Peacebuilding p. 82

2.2.4 Commentaires et Réflexions p.86

Bibliographie

Troisième Partie

Les Evaluations Qualitatives des Opérations de Paix de l’ONU.

Introduction aux évaluations qualitatives des différents auteurs.

3.1 Oxford Encyclopedia, Evaluation de Peacebuilding p. 87 3.1.1 Les Problèmes de Peacebuilding p.88 3.1.2 Les perspectives de Peacebuilding p. 89 3.2 RAND Corporation : Une évaluation comparative

du Peacekeeping des Etats et celui des Nations Unies

3.2.1 Le choix du cadre institutionnel approprié p. 93 3.2.2 Les deux voies de bâtir une Nation : États-Unis et l'ONU p. 93 3.2.3 Le coût de la construction de la Nation est-il efficace? p. 96

3.2.4 Déficiences qui continuent p. 97

3.2.5 Conclusions p. 98

3.3 Doyle et Sambanis : Présentation des opérations de l’ONU

3.3.1 Faire la guerre, Peacebuilding et les Nations Unies p. 100 3.3.2 Le nouvel interventionnisme p.102 3.3.3 Les générations des Opérations de Paix de l’ONU p. 104

3.3.4 Le défi du Peacebuilding p. 109

3.4 Des autres auteurs

3.4.1 Paris p. 113

3.4.2 Ramsbotham et al. p. 113

Bibliographie p. 119

Quatrième Partie

(3)

3 4.1 Le problème d’évaluer les opérations de Paix p. 121

4.2 Call et Cousin p. 121

4.3 Druckman p. 124

4.4 Ramsbotham Woolhouse et Miall p. 27

4.5 Doyle et Sambanis : La fondation d’une méthodologie pour évaluer les

interventions des Nations Unies p. 129

Les implications de la théorie de la Guerre Civile pour les Opérations de Paix

de les NU p. 130

4.6 Type de conflit et stratégie optimale de construction de la paix p. 131 4.7 Augmenter la coordination en améliorant la coopération, donner assurance et construire la capacité p. 133

4.8 Augmenter la coopération en rendant la nonconformité couteuse et la conformité pas chère, ou transformant le jeu p.136 4.9 Stratégie de la Construction de la paix p. 136 4.10 Définir les succès du maintien de la paix dans un model dynamique de

maintien de la paix p. 139

4.11 Un triangle de peacebuilding p. 143

a) Une Stratégie Transitionnelle Efficace pour Etablir d’Efficaces

Autorités Transitionnelles. P. 143

b) Le triangle de peacebuilding de Doyle et Sambanis p.143

Bibliographie p. 148

Cinquième Partie

5.1 Les Evaluations Quantitatives des Opérations de Paix de l’ONU p. 149 5.1.1 En mettant en Triangle la Paix p. 149 5.1.2 La base de données pour la Consolidation de la Paix p. 151

a) La variable dépendante p.151

b) Les variables explicatives 153

5.1.3 Analyse du succès de la consolidation de la Paix

dans le court terme p. 157

5.1.4 Les tableaux des résultats p. 161 5.1.5 Conclusions de l’étude de Doyle et Sambanis p. 167 5.2 Evaluations quantitatives successives :

Druckman, Gartner et Mellin p. 169

5.3 Evaluations des médiations par l’ONU p. 174

5.4 Guerre et démocratisation p. 177

5.5 Autres résultats quantitatifs p. 180

5.6 Une application: La Table de l'USIP pour la mesure préventive

de l’intervention de Paix p. 182

(4)

4 Sixième Partie

Le Cas de l’Intervention de Paix de l’ONU dans la République Démocratique du Congo (RDC) 1960-1964

6.1 Présentation de la RDC

6.1.1 Présentation géographique et politique de la RDC p. 189 6.1. 2 Les ressources économiques de la RDC p. 191 6.1.3 Le Mémorandum économique de la Banque Mondiale p. 195 6.1.4 Evaluation politique sur la RDC p. 198 6.2 Les Interventions des Nations Unies au Congo

6.2.1 Histoire de l’indépendance politique du Congo p. 199 6.2.2 L’intervention de paix de l’ONU, l’ONUC p. 206 6.2.3 Le triangle de la Paix pour le cas de l’ONUC p. 213 6.3 Théorie de la pratique des opérations de Paix

6.3.1 Le Peacekeeping multidimensionnel p. 218 6.3.2 La reconstruction du Peacebuilding p. 221 6.3.3 Les écologies politiques de l’autorité et

la suggestion d’un plan de sept pas p. 224

Bibliographie p. 227

(5)

5 Mes motivations

Ceux qui font du mal à l’Afrique du poids d’un atome le verront, ceux qui font du bien à l’Afrique du poids d’un atome le verront1. En d’autres termes, celui qui fait du mal le fait aussi à/pour même, celui qui fait du bien le fait aussi à/pour soi-même, et on est le premier et le dernier témoin véridique pour soi-même. Car, en dernière instance, on est pesé et jugé par les autres et par Dieu après la mort inévitable. Et tout ce qui a du poids ou qui compte dans la dernière demeure, la tombe, après un plus ou moins long voyage*2, ce sont nos actes et nos intentions de bonne ou mauvaise foi. Tout le reste se volatilisera et s’attachera ailleurs, comme du pollen. Donc, ne convient-il pas qu’on prépare bien la monture jusqu’au dernier instant de la vie qu’on ignore, à moins de choisir de violer une loi ou un commandement « sacré »3 en heurtant la conscience des autres ? Ma plus précieuse richesse est donc, en dernière instance, ce que je fais et ce que j’ai dans mon cœur et dans ma tête.

Introduction

« Rien n’est plus insondable que le système de motivations derrière nos actions »4 En tout cas, insondables ou pas insondables toutes nos actions convergent vers un seul objectif spécifique commun à tous les êtres humains: le “Désir d’être heureux“ qui passe par la satisfaction de divers tipes de besoins. Oui, en dernière instance nous voulons tous la même chose: “Etre Heureux”. Les pistes qui mènent vers le Bonheur sont aussi variées et nombreuses que les individus et chacun a ses propres critères qui peuvent correspondre en partie à ceux d’autrui ou être des points de discontinuité éliminables pour les autres avec toute la complexité que cela implique.

Définition de motivation

Par motivation on entend l’ensemble des causes conscientes ou inconscientes qui sont à l’origine du comportement individuel. Le concept de motivation est à l’origine de nombreuses théories et modèle. Il y a plusieurs définitions du terme motivation. C’est un concept en constante évolution qui dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels l’environnement.

1 Voir le Coran, Sourate 99, Versets 7-8. 2 Le cours de la vie de la naissance à la mort.

3 “Tu ne tueras point”. Selon la Thora, la Bible, le Coran et le « bon » sens.

4Voir les liens :

http://www.cds-auwb.be/www.cds-auwb.be/uploads/file_/motivation.pdf http://www.stephanehaefliger.com/campus/biblio/017/17_62.pdf

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6 Les motivations du choix du sujet de ma Thèse «Evaluation de l’Impact des

Opérations de Maintien de la Paix de l’ONU au Congo (RD) >> sont nombreuses et

font appel à une longue histoire qui ne date pas d’aujourd’hui, une histoire d’amour. Une longue histoire

Avant même d’émigrer en Europe au début des années 90 je me posais beaucoup de questions sur le sort de l’Afrique, sur son passé récent et lointain et son futur prochain et lointain, au moment même où le mur de Berlin venait de tomber. Sur les ondes de RFI, Radio France Internationale, un jeune allemand de l’Est s’exclamait: “ J’ai 20 ans et voici enfin la liberté!”5. Je me disais: “j’ai 25 ans et cherche toujours la liberté”. Et nos dirigeants se haïssent au moment où les autres s’unissent! Au moment où les Superpuissances doivent renoncer même à la guerre froide, comment nos dirigeants osent-ils déclencher une guerre chaude ? Comme tout patriote digne je voulais travailler pour l’Afrique mais les conditions ne me permettaient pas de travailler pour l’Afrique. Je me sentais en prison. Je voulais partir, n’importe où mais ailleurs en Occident. Je ne pouvais accepter que mon pays me donne l’image d’une prison à vie. Hier comme aujourd’hui, tout ce qui touchait à l’Afrique, en particulier à sa jeunesse me regardait, me touchait. Le Panafricanisme était déjà mûr dans mon cœur. Et à qui avait parlé de “jeunesse malsaine” je répondais par “télépathie”: On ne peut pas former une jeunesse saine quand on est malhonnête.

J’aimais la Paix, j’aimais la vie, j’aimais l’Afrique, j’aimais une fille qui semblait la femme de ma vie, j’avais de l’intérêt pour le Monde entier que je voulais découvrir. J’avais décidé de suspendre mes études, ma passion depuis l’enfance, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Je voulais partir, n’importe où en Occident, mais ailleurs. Et bien que je jouissais de toute ma liberté de pensée et d’expression, de mouvement et de religion, et avais l’affection de ma famille élargie, je me percevais comme en prison dans mon pays natal. Et je voyais à travers les portes hermétiquement closes de l’Occident les Merveilles du Monde. Je souffrais.

Et un jour mon cœur atteignit la souffrance d’équilibre, un état critique au de-là duquel c’est la folie ou la mort. Et je voulais souffrir encore plus, souffrir encore jusqu’à ce que mon cœur se fonde, comme un corps plongé dans l’acide. J’aurais pu me précipiter du sommet de Mamelles de Dakar sur les roches où s’abattaient les vagues de l’Atlantique, mais c’était un acte de défaillant que je n’admets pas et que ma foi ne permet pas. J’avais dépassé mes limites. Et je n’étais ni mort ni fou, mon Cœur n’avait pas fondu. Et j’éprouvai au plus profonds de moi une joie intérieure, subtile qui remplit mon cœur, tout mon corps et fit frissonner mes cheveux, comme une onde électrique. Il n’y avait plus de la place pour la haine dans mon Cœur. Je m’étais libéré; j’étais né une deuxième fois avec un pouvoir, le pouvoir de choisir. Et ce pouvoir, le grand pouvoir humain, me donne chaque jour de plus en plus l’espoir nécessaire, l’état d’esprit nécessaire, le courage nécessaire, la clairvoyance

5N’a-t-on pas le droit naturel de circuler librement sur la Terre en respectant la loi locale, indépendamment du statut

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7 nécessaire, la sérénité nécessaire, la générosité nécessaire, l’enthousiasme nécessaire, le charisme nécessaire, l’attention nécessaire, la modestie et la douceur nécessaires pour rechercher les aptitudes nécessaires, les moyens nécessaires, le soutien nécessaire, le consentement nécessaire, la synergie nécessaire afin d’obtenir de la vie toutes les choses que je veux vraiment. J’avais retrouvé la Paix intérieure, celle du “Pays De l’Enfance”;6 j’étais émerveillé par l’Univers.

Si seulement chacun se rend compte qu’il est né élu souverain sur la Terre et accepte qu’il y a de la place pour tous, et se rend compte que l’Univers est une corne d’abondance pour tous, et découvre combien la vie est belle, et vaut la peine d’être vécue, personne ne voudra être un “président” ou “roi”. Et chaque citoyen ou citoyenne préféra aller se balader dans ce Paradis qu’est la Terre, notre ressource à tous, au lieu de l’infecter par action, en pensée, en parole ou par omission. Il y a de la place et des richesses en abondance pour tous. Et les Présidents et les rois resteraient seuls sur leur trônes ou leur fauteuils, à vie ou à temps déterminé, peu importe, et à bon entendeur salut! Il suffit seulement que chacun occupe l’espace qui lui sert, prenne ce qui lui sert et laisse libres les autres et le reste. La condition nécessaire est qu’en face de ces deux voies où on est obligé de choisir de subir passivement ou d’agir, j’entends dire affronter les conflits inévitables, chaque individu s’arrête un instant, se regarde de l’intérieur et de l’extérieur de soi, et autour de soi, librement et consciemment choisisse la voie des conflits constructifs, la voie du développement durable, celle de la Paix et abandonne celle des conflits destructifs, la voie de la Guerre, guerre contre soi-même et contre les autres.

Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Et il ne sert à rien de les voir de façon simpliste. Chaque individu est un système complexe ouvert ou fermé par moment, dans une série de systèmes plus ou moins complexes. Beaucoup d’individus doivent choisir mais n’ont plus la “faculté d’entendre et de vouloir”, ils sont “malades”. Je veux dire qu’ils sont conditionnés par eux-mêmes et/ou par quelqu’un d’autre. Mais rien n’est perdu à l’avance et il y a toujours de la place pour l’espoir. Chaque individu a la capacité, jusqu’au dernier instant de sa vie de changer, de se ressaisir, de se maintenir ou revenir dans la voie constructive. En d’autres termes de guérir, de reprendre en main son propre destin, par lui-même, par l’aide de quelqu’un d’autre ou par miracle. L’espoir n’est-il pas le dernier à mourir, ou l’un des derniers à mourir? Et aucune personne mortelle ne peut assurer qu’elle est le dernier juge. C’est pour cela que je suis contre la peine de mort et les exécutions sommaires d’individus, qu’ils soient coupables de quelque chose ou innocents, que l’assassin ou le mandataire soit un simple voleur ou un seigneur de la guerre, un simple tirailleur ou actionneur de la chaise électrique, ou un juge d’une cour de justice, le Président d’un tribunal ou d’une République. Personne n’a le droit de mettre fin à une vie humaine y compris la sienne. Qui a décidé lui-même de naitre ?

Après cinquante ans d’Indépendance dans l’enlisement il est temps que les africains cessent de se faire la guerre et prennent en main leur propre destin. Personne

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8 ne le fera à notre place et chacun doit assumer ses responsabilités sans les déléguer à d’autres générations. L’Afrique ne veut plus qu’on verse une goute de sang de ses enfants, qu’ils soient noirs ou blancs, où qu’ils se trouvent sur la Terre. L’Afrique veut la paix et le développement durable. Dans la construction d’aujourd’hui de l’Afrique de demain les briques sont comptées au nombre des individus. Et chaque individu doit participer constructivement et poser sa brique au moment qu’il faut, à la place qu’il faut et de la façon qu’il faut, au lieu de la conserver comme un objet d’art, ou de l’écraser sur quelqu’un ou quelque chose.

Expérience en RDC

En juillet 2006’j’ai été en RDC au Kivu comme Observateur International bénévole avec l’Association « Beati Costructori di Pace ». C’était dans le cadre de l’organisation des premières élections présidentielles du pays après 40 ans de dictature du Président Mobutu et une guerre civile appelée « Guerre Mondiale Africaine », à cause du nombre élevé de pays africains directement impliqués dans le conflit, mais également des bénéficiaires de la guerre, en drôle de guerre dans les tranchées des marchés mondiaux: marché des armes, marché des minerais ensanglantés, marché des contrats destructeurs, marché de la violence de tout genre ou dans les salon de thé, de marché noir de passation de pouvoir et de la conspiration. C’est dans ces lieux et dans les Palais de Chantage et de la Corruption, chantage des hauts responsables et corruption des fondés de pouvoir que la racine principale des guerres tire ses réserves souterraines ainsi que dans les dans les cabinet de la stratégie du diviser pour régner et de la manipulation tous azimut y compris des institutions internationales pour des fins propres, au détriment de l’intérêt général. Maintenant les cachettes sont connues. Il ne reste qu’à créer les synergies de la contre-attaque constructive à tous les niveaux et du refus de la complicité destructive, par l’engagement individuel et collective, pour le bien commun.

J’étais heureux d’avoir l’occasion de participer à cet évènement et à la fin j’étais satisfait de ma participation. C’était une expérience enrichissante qui m’avait permis de prouver concrètement ma solidarité avec le peuple congolais et de partager avec eux leurs douleurs et leurs espoirs qui étaient très grands. J’avais échangé avec beaucoup de personnes issues des différentes couches sociales dont des enfants, des jeunes, des femmes, diverses personnalités de la société civile locales et étrangère et des autorités locales. Un soldat congolais qui faisait la garde m’avait même raconté son sort pitoyable et dans quelle condition il travaillait. Tout ceci avait accentué mon identification avec les opprimés bien que je restais moi-même. Il y avait une perception d’une grande injustice sociale.

Ma curiosité d’alors reste plus vive que jamais. Je désire connaitre les secrets qui entourent certains faits, comme la mort de Lumumba, les circonstances de la mort en prison de Simon Kimbangu après trente ans de détention, de 1921 à 1951, sans oublier l’obscurité qui entoure la fin tragique de l’ex-Président Laurent D. Kabila, père de l’actuel Président de la RDC Joseph Kabila vainqueur des élections de 2006. Je me demande à qui appartiennent les mains mystérieuses qui alimentent l’enfer

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9 congolais pour en tirer des bénéfices au détriment du peuple congolais et de toute l’Afrique.

Les questions qui ne trouvent pas de réponses satisfaisantes sont nombreuses. Chaque fois que nous sortions avec la voiture de service pour aller de Bukavu à Uvira des enfants couraient derrière nous, enveloppés dans le nuage de poussière soulevée par le véhicule pour ne demander qu’une seule chose : « un bonbon ». Le cas de l‘enfant qui suivit en courant de toute ses forces derrière notre voiture sur la route de l’escarpement du Sud Kivu tout en répétant comme un refrain d’une chanson un slogan plein de sens « Bonbon, Bonbon» était emblématique. J’étais persuadé qu’il aurait échangé un diamant pour un bonbon. Et je me demandais comment est-il possible qu’un pays aussi riche n’arrive même pas à satisfaire les besoins en bonbon de ses enfants, alors que des milliards et des milliards sont tirés chaque jour des ressources. Ce n’est pas seulement la fautes des multinationales. Les responsabilités sont partagées avec leurs complices et avec ceux qui prennent les richesses du pays sans rien donner ou donnent un œuf pour obtenir un bœuf. Responsables, le sont aussi tous ceux qui contribuent de façon directe ou indirecte à alimenter la guerre et l’injustice sociale de près ou de loin, par leurs pensées, par leurs paroles, par leurs actions ou par leurs omissions, où qu’ils se trouvent sur la Terre.

A l’origine de mes motivations il y a donc la curiosité de savoir les vérités sur les faits qui ont marqué l’histoire du Congo (RD) et de l’Afrique. Il y a aussi la solidarité avec le peuple congolais mon désir de contribuer à la recherche de solutions durables aux problèmes qui ne me laissent pas indifférent.

C’est pourquoi je suis à la cherche du savoir-faire en Occident et suis disposé à aller chercher le savoir jusqu’en Orient.2* (comme le dit le Coran, une indication claire pour lutter contre l’ignorance qui s’adresse à chaque individu, croyant ou pas croyant et pour s’ouvrir au monde (aller loin de chez soi/voyager)).

2) Je suis maitre de moi-même

La possibilité de choisir le sujet de la thèse et le sentiment d’être la cause principale de mes comportements sont aussi source de motivation, tout comme l’absence de pression et de compétition.

3) Ma compétence

L’acquisition de compétences pouvant permettre de faire la différence, la confiance en moi, la foi pas seulement religieuse, mais aussi dans le sens de croire à ce que je fais et de pouvoir réussir qui jouent un rôle déterminant dans mes motivations. Le désir ‘d’apprendre, de trouver le temps pour apprendre et de me perfectionner sans cesse renforcent ma perception d’être sûr de moi.

4) Mon But

Promouvoir l’unification de l’Afrique, l’Union Souveraine Africaine « USAF 2020 » qui nécessite sans doute une attention particulière à la tâche au sens large du terme, la mobilisation d’un effort considérable, l’accroissement de la persévérance et

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10 l’indispensable définition de stratégies de travail solides réalisables et susceptibles d’être efficaces. C’est l’activité pour laquelle je désire vraiment consacrer ma vie en suivant l’exemple de personnes illustres qui ont travaillé pour le bien commun. Je sais que c’est un projet très ambitieux, un grand défi, « NOTRE DEFI COMMUN ». Je suis conscient de la dimension des difficultés, des obstacles à surmonter, de la complexité des conditions et des hypothèses ou préconditions qui portent à viser d’abord les buts secondaires plus à portée de main. Mais je suis convaincu qu’avec la volonté et l’engagement continu on peut atteindre des objectifs importants. Cette thèse même est une preuve concrète. Chercher comment faire pour dépasser mes limites fait partie des pratiques de ma vie quotidienne.

Autres motivations

A travers les problèmes du Kivu et de la RDC on peut voir les principaux problèmes de l’Afrique:

- sécurité alimentaire et sanitaire ;

- problèmes du chômage, de l’exode rural et l’émigration y compris la fuite des cerveaux ;

- problèmes de l’analphabétisme, de l’éducation et de la formation;

- problèmes de la stabilité politique indispensable pour mettre sur pieds des programmes de développement durable;

- classes dirigeantes qui s’accrochent au pouvoir à tout prix et le plus souvent abusent du pouvoir;

- classes dirigeantes qui pensent d’abord à se tailler la part du lion et à se procurer des avantages par tous les astuces, sans tenir compte de l’écart exagéré de leur niveau de vie avec le reste de la population, faisant naitre la perception d’une grande injustice sociale à tous les niveaux.

- classes dirigeantes qui se préoccupent plus à consolider et conserver le pouvoir qu’à régler de manière appropriée les problèmes de survie de la majorité de leurs concitoyens;

- le manque de poids politique significatif dans les questions internationales;

- le manque de volonté politique et de dévouement pour l’unification de l’Afrique et la création de synergies capables de valoriser et de distribuer de façon équitables les immenses ressources dont dispose le Continent.

- le maintien d’armées nationales coûteuses au service des classes dirigeantes qui seules ne peuvent pas faire face à une invasion territoriale sans l’appui de puissances étrangères et qui sont donc des structures inutiles. Il serait donc mieux de faire de l’Afrique un pays neutre et investir les ressources destinées à ces structures dans le développement de l’agriculture et dans la recherche.

Que Dieu fasse de moi la fierté des africains et qu’Il soit content de ma disponibilité pour les autres peuples.

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11 En réfléchissant beaucoup à comment faire pour résoudre le problème de la paix dans le monde, en particulier en Afrique, j’ai trouvé que l’ONU est la structure pertinente et je suis convaincu qu’aujourd’hui, l’ONU peut résoudre le problème de la paix dans le monde. Mais est-elle efficace ? D’où le choix de l’argument de la thèse et mon étude.

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12 INTRODUCTION GENERALE

Aujourd'hui, les guerres sont devenues de plus en plus intolérables pour une opinion publique mondiale qui a de plus en plus de poids. Pour cette raison, le monde politique est dominée par la politique de paix avec les opérations menées par les Etats membres ou même unilatérales (voir US en Irak) ou multilatérales, en particulier celles qui sont dirigées par les Nations Unies, le seul organisme politique qui a la capacité internationale (mais pas grande) pour gérer une politique de paix dans le monde. En fait, il y a aujourd'hui 17 opérations de paix de l'ONU dans le monde, de sorte qu'elles devraient maintenir la paix par la décision collective des Etats les plus puissants. Tandis que toute action unilatérale ou multilatérale soulève immédiatement des soupçons de partialité ou carrément de néo-colonialisme des superpuissances.

Mais, au moins les interventions de l'ONU, qui ont lieu selon des décisions politiques collectives du plus grand nombre d'Etats possible aujourd'hui, sont-elles efficaces ? Cette question est cruciale pour continuer dans un effort commencé il y a soixante ans et qui a aussi vu des milliers de morts civils et militaires pour ce type de mission dans le monde.

Jusqu'il y a deux décennies, la littérature sur le sujet a été dominée par des rapports dits orientés vers un but, qui est limitée seulement à cette mission particulière à laquelle l'auteur avait participé ou avait en quelque sorte supervisé. Evidemment, l'expérience d'une victoire ou d’un échec n’indique pas grand-chose à qui fait la promotion d'une nouvelle intervention dans de bien différentes conditions politiques, dans une autre partie du monde tout à fait différente et une toute autre troupe d'applicateurs. Mais cette littérature a accumulé, cependant, la réflexion, et entre temps, le nombre de missions effectuées a tellement augmenté au point de pouvoir les comparer raisonnablement bien entre elles, même d'un point de vue statistique.

C'est le saut de qualité qui a eu lieu depuis environ une douzaine d'années dans les études politiques de missions de maintien de la paix. Une autre cause, de nature politique, a été donnée par des échecs traumatiques pour l'opinion publique mondiale (le massacre de 2 millions personnes dans la région des Grands Lacs : Hutus - Tutsis) et aussi pour l’opinion publique US, généralement réfractaire à la politique internationale (surtout après l’expédition en Somalie 1992, avec un soldat américain martyrisé publiquement par vengeance, qui a entraîné le honteux retrait de la superpuissance en face d'une guerre locale relativement petite).

Pourquoi ces échecs? Pourquoi la seule autorité morale et politique des promoteurs n'est-elle pas suffisante pour assurer la coopération des forces positives pour gagner la guerre ? Pourquoi naissent des situations intraitables (par ex. dans les Etats faillis)? Pourquoi depuis le 1989, le panorama des guerres qui dominent la scène internationale a complètement changé, de celles entre les Etats ou entre les superpuissances à celles internes aux Etats et de type vertical ou asymétrique?

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13 Quelles sont les causes de ces guerres ? Quels sont les facteurs positifs - politiques, militaires, administratifs, économiques - qui peuvent reconstruire une situation de guerre endémique ?

En fait, l'intervention de l'ONU a également changé. Non seulement parce que, en 1992, le Secrétaire Général de l’ l'ONU, B.B. Ghali a publié l'Agenda pour la paix, qui avait accepté une idée du théoricien du mouvement pour la paix - Johan Galtung (différencier les interventions en fonction de la pacification, du maintien de la paix et de la consolidation de la paix et d’y prévoir une composante civile et aussi féminine et les deux à égalité de rang avec celle militaire) ; mais aussi parce que sur le terrain, face à des Etats qui fonctionnent peu et mal l'intervention est devenue par la force des choses complexe ; pour cela, de la séparation des troupes ennemies des deux belligérants, l’ONU est passé aux interventions multidimensionnelles, qui comprennent toute une série de fonctions, desquelles celle militaire reste dominante, mais que seule ne garantit pas en fait la résolution d'un conflit (qui peut-être se répète après quelques années ) .

Globalement, il y a eu un grand effort de pratiquants de missions de l'ONU, des ONG et des universitaires pour arriver à des réflexions qui s’approchent des théories de ce type d'intervention. Malheureusement, entre les universitaires celles des relations internationales sont restées à la marge, alors que les majeures contributions sont souvent données par des personnes qui ont cumulé des expériences personnelles et après acquissent les titres académiques par des études spécifiques.

Dans la vie intellectuelle, le résultat est un phénomène nouveau ; il est sans précédente ; en outre il est extrêmement difficile, surtout par rapport aux études universitaires actuelles : c’est de type interdisciplinaire et en même temps a une application dans les situations les plus impliquant possible, les guerres, avec d'énormes responsabilités éthiques dans l’adresser les suggestions de la mauvaise façon. D’autre part, il est un nouveau champ d'études qui est très intéressant parce qu’il va mûrir sa capacité théorique dans ce temps-ci.

Ces études ont eu à répondre pour la première à la question ci-dessus que, de l'extérieur, tous posent avant aux opérations de l'ONU : sont-elles efficaces?

La réponse (on la verra dans la suite) est que, fondamentalement, elles le sont. Mais ce n'est qu'une première approximation de celle réponse que qui fait la promotion d’une nouvelle opération de paix voudrais avoir: quelles caractéristiques (internes à la mission et externes de la population et du conflit impliqués), rendent plus probable le succès d'une opération?

Parmi ces évaluations celles quantitative ont certainement un charme : celui de fournir des données objectives irréfutables, dans une discussion entre des pouvoirs politiques qui, compte tenu de leurs intérêts en jeu, pourraient glisser dans n'importe quelle direction.

Ma thèse a voulu profiter d’une occasion : il y a peu d’années une étude quantitative a été faite et il est resté une référence à l'ensemble du débat : Doyle et Sambanis (Doyle et Sambanis 2006) examinent le travail de peacekeeping ONU d’après-guerre civile. Le débat sur les mesures quantitative ne fait que commencer et

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14 reste ouvert, mais Doyle et Sambanis demeurent le point de départ pour la majorité des théoriciens de ce concept, pour ne pas dire tous. De l’analyse statistique des guerres civiles depuis 1945 ils font une évaluation quantitative des opérations de paix ONU comparées aux non-ONU. Ils montrent comment les opérations de paix ONU influencent le processus de paix.

Donc, mon étude aura les buts suivants :

1) faire la revue de la littérature sur un nouveau champ d’étude – les

opérations de Paix dans le monde – qui est né très récemment à la suite des tant

d’expériences entreprises par l’ONU surtout mais aussi par des Nations (par ex. les Etats Unis) afin d’établir la Paix dans le monde. Ce champ d’étude est sûrement applicatif, mais il est aussi fortement interdisciplinaire, au point de lancer un grand

défi à tout le savoir précédant ; et qui, dans ces dernières années, a eu une très forte croissance en termes quantitatifs et qualitatifs.

2) comprendre quelles évaluations sont possibles sur les opérations de Paix des Nations Unies, surtout en les comparant d’une part aux opérations du même genre conduites unilatéralement par les Etats et d’autre part avec les attentes

populaires et aux plus grands problèmes politiques de la Paix dans le monde.

3) Etudier le délicat passage des évaluations qualitatives aux évaluations

quantitatives ; c’est un très grand problème méthodologique à cause de plusieurs

raison, dont la première est la grande complexité de ce genre d’opérations ; elles rassemblent des efforts internationaux, font face aux plus terribles conflits et sont elles aussi l’occasion de conflits internes à l’opération même. On peut affirmer qu’elles sont des guerres à l’inverse.

4) Prendre connaissance d’une méthode d’étude statistique des opérations de Paix de l’ONU qui a fait une pierre miliaire dans ce genre d’études, celui par Doyle et Sambanis, une recherche exemplaire, soit pour le nombre de cas considérés, soit pour l’équilibre et l’exhaustivité de ses prémisses, soit pour la méthode innovatrice, soit pour l’idée originelle et très intéressante du « triangle de la Paix « qui peut organiser toute la méthode dans un cadre à la fois synthétique et profond de l’événement si complexe d’une Opération de Paix.

5) Evaluer enfin le rétablissement de la Paix dans un des cas les plus grave de l’historie des opérations de Paix de l’ONU, le cas de la République Démocratique du Congo, que j’ai eu l’occasion de visiter dans un voyage d’instruction de l’Université de Florence et qui a toujours représenté un des cas les plus graves de ces Etats qui sont dits en faillite ; ce qui veut dire tester la validité/bonté de la méthode du triangle de la Paix de Doyle et Sambanis, et, à travers l’évaluation donnée par eux/leur évaluation, avoir une évaluation représentative de toutes les opérations de Paix des Nation Unies par moyen d’un défi parmi les plus difficiles de toute son expérience.

6) Suggérer moi-même, au moins dans une tentative, un point de vue qui représente à la fois la politique, les droits humains et la pluralité des modèles de développent comme base de la nouvelle politique internationale qu’on peut souhaiter. Enfin, je présente la progression des parties en lesquelles est partagé mon travail de thèse.

(15)

15 Dans la première partie j’étudierai le problème, c’est-à-dire la situation actuelle de la Paix ou mieux de les guerres dans le monde ; les quelles sont changé dramatiquement en guerres presque toutes civiles, avec les conséquences les plus terribles pour les populations. On en donnera un ensemble des données qui forment un cadre de référence pour toute l’étude suivante.

Dans la deuxième partie je présenterai les Opérations de Paix des Nations Unies dans leurs mesures quantitatives les plus représentatives.

Ensuite j’exposerai le problème et le cadre politique de mon travail de thèse et donner son sujet.

Dans la troisième partie je reporterai une suite d’évaluations qualitatives des Operations de Paix. Surtout celles qui compare celles des Nations Unies et celles conduites unilatéralement par les Etats, surtout par les Etats Unis. L’évaluation positive pour les premières est confirmée par la présentation que le livre par Doyle et Sambanis donne à ce genre d’Opérations des Nations Unies.

Dans la quatrième partie je commencerai le difficile chemin de la présentation de la discussion sur la méthodologie d’évaluation de ce cas, si difficile que les mêmes savants la jugent dans un tout premier état. Je confronte plusieurs auteurs afin d’arriver au moins à énumérer tous les problèmes et les tentatives de réponse. Je confronterai plusieurs auteurs afin d’arriver au moins à énumérer tous les problèmes et les tentatives de réponse. J’introduirai sur l’objet d’étude des considérations que je ferai suivre des deux postulats que je crois essentiels pour une politique internationale vraiment de paix, les droits humaine er la nécessité de reconnaitre et maintenir une pluralité de modèles de développement.

Dans la cinquième partie je reporterai les résultats que les auteurs ont obtenus par différentes méthodes et qui justement sont critiquées pour un manque de convergence quantitative ; mais qui en gros donnent une vision positive de l’action des Nations Unies.

Dans la sixième partie j’examinerai le traitement du cas du Congo par le triangle de la Paix suggéré par le livre de Doyle et Sambanis. La situation désastreuse de ce Pays après la libération au reçu surement avantage par l’opération de Paix des Nations Unies et on peut donner des mesures quantitatives de ce jugement.

Il est très intéressant que, confortés par leurs résultats, Doyle et Sambanis ont pu suggérer aussi un model idéal de développement d’une opération de Paix.

Enfin, je tirerai des conclusions de cette longue étude des plus graves crises dans la scène mondiale.

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